Epitou

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Poésie

Poésie 4

Partie 1

… Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvrefièvre : Une forte température qui montre que l’enfant est malade et très fatigué. maigrit ?
Ces filles de huit ans qu’on voit cheminercheminercheminer : Marcher sur un chemin. seules ?
Ils s’en vont travailler quinze heures sous des meulesmeulesmeules : De très grosses pierres rondes et lourdes qui tournent pour écraser des grains.
Ils vont, de l’aubeaubeaube : Le moment où le soleil se lève, très tôt le matin. au soir, faire éternellementéternellement : Quelque chose qui ne s’arrête jamais, qui dure toujours.
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupisaccroupisaccroupis : Être assis sur ses talons, plié en deux pour prendre moins de place. sous les dents d’une machine sombre,
Monstre hideuxhideux : Quelque chose de très laid, qui fait peur comme un monstre. qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre,
Innocents dans un bagnebagne : Une ancienne prison où les prisonniers faisaient des travaux forcés très durs., anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d’airainairain : c’est un alliage (mélange de 2 métaux) de cuivre et d’étain, c’est un métal très dur et très solide (comme le bronze)., tout est de fer.
Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue.
[…]
Travail mauvais qui prend l’âge tendre en sa serreserreserre : L’ongle pointu et puissant d’un oiseau de proie pour attraper ses victimes.,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d’un enfant ainsi que d’un outil !
Progrèsprogrès : L’invention de nouvelles machines, qui devrait améliorer la vie. dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l’homme !
Que ce travail, haïhaï : du verbe « haïr », Quelque chose que l’on déteste de toutes ses forces. des mères, soit mauditmaudit : Quelque chose que l’on rejette et que l’on condamne. !
Maudit comme le viceUn vice : Un très vilain défaut ou une très mauvaise habitude. où l’on s’abâtarditabâtardit : Perdre ses forces ou devenir moins bon.,
Maudit comme l’opprobrel’opprobre : Une honte terrible devant tout le monde. et comme le blasphèmeun blasphème : Une parole très grave et insultante. !
Ô Dieu ! qu’il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sainsain : Qui est bon pour la santé et qui rend fort., fécondfécond : Un travail utile qui produit de belles choses., généreuxgénéreux : Qui donne beaucoup de bonheur aux autres.,
Qui fait le peuple libre et qui rend l’homme heureux !

Poésie 3

Angèle

Panha

Reaksa

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil, et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour,
car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
car le bonheur est notre destin véritable. »

Jacques Brel – premier janvier 1968

Poésie 2

Heureux qui comme Ulysse

 Heureux qui, comme UlysseUlysseUlysse : Ulysse est un personnage de la mythologie
grecque, roi d’Ithaque et héros de la guerre
de Troie. Il passe vingt ans loin de sa femme
et de son fils : dix ans à la guerre, et dix
années supplémentaires pour revenir chez lui.
, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,Jason et la toison d'orJason et la toison d’or
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le closle clos : endroit fermé, clôturé, comme un jardin.
de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeuxmes aïeux : mes ancêtres, les personnes de ma famille ayant vécu avant moi :
mes parents, mes grands-parents, mes arrières-grands-parents, etc.
,
Que des palais Romains le front audacieux,Temple RomainTemple romain.
Le front : le devant du temple, en haut (partie en triangle)
Adacieux : qui a de l’audace, qui va contre les habitudes

Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine.

Joachim Du Bellay

 

 

Poésie 1

Mon école

Angèle

KimSour

Mélanie

Noreaksak

Tom

Hana

Timothée

 

 

 

Mon école est pleine d’images,
Pleine de fleurs et d’animaux,
Mon école est pleine de mots
Que l’on voit s’échapper des pages,
Pleine d’avions, de paysages,
De trains qui glissent tout là-bas
Où nous attendent les visages
Des amis qu’on ne connait pas.

Mon école est pleine de lettres,
Pleine de chiffres qui s’en vont
Grimper du plancherun plancherun plancher : sol d’une pièce
fait avec des planches de bois.

au plafond

Puis s’envolent par les fenêtres,
Pleine de jacintheune jacintheune jacinthe

, d’oeilletun oeilletun oeillet
,

Pleine de haricotsun haricotun haricot qu’on sème ;

Ils fleurissent chaque semaine
Dans un pot et dans nos cahiers.

Ma classe est pleine de problèmes
Gentils ou coquins quelquefois,
De chansons, de vers, de poèmes,
Dont on aime la jolie voix
Pleine de contes et de rêves,
Blancs ou rouges, jaunes ou verts,
De bateaux voguantvoguantvoguant: du verbe voguer
Avancer sur l’eau, en parlant d’un bateau, des passagers
ex: Voguer vers l’Amérique.
sur la mer

Quand une briseune brise: Vent peu violent.
les soulève.

Pierre Gamarra

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